dimanche, 09 décembre 2007

Incantation

Tu me libères

Je te libère

Tu m’aimes

Je t’aime

Tu m’embrasses

Je t’embrasse

Nous nous embrasons

Tu écris

J’écris

Nous écrivons

Tu vis

Je vis

Nous vivons simplement

Loin

Très loin

Tellement loin

Des standards amoureux

Tu aspires

J'aspire

Nous aspirons à tout

La ville

Les forêts

La mer

La paix

Une île où nul n’est perdu



Dans le blanc de tes yeux

Je me cache

Dans le blanc de mes yeux

Tu te cherches

Même ici

Je suis cachée

Près d'ici

Tu te cherches



Nancy Bourdages
13 septembre 2007 /08 decembre 2007

lundi, 03 septembre 2007

Clin d'oeil

Madeline Kahn in Young Frankenstein de Mel Brooks 1974



Je pensais à lui aujourd'hui tout en me baladant au travers des passants de la vente trottoir avec un léger sourire niais (qui ne me lâche pas depuis quelques jours) et je ne sais pas comment mon cerveau à fait le lien entre le film de Mel Brooks et lui mais grâce à Youtube j'ai retrouvé l'extrait où la dame découvre avec Frankenstein les doux mystères de la vie :O)

Innée en congé

mardi, 14 août 2007

Quand l’imaginaire me libère

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J’ai collé sur ton front un écriteaux :
« Ne pas touchez ! »
Je t’ai bien rangé dans le placard
Refermé la porte
Barré à double tours

Le pied sur la pédale à couvercle ouvert
Dans ma main
Je fixe la clef
J’ai perdu pied
Et refermé ma main
Demain…
Je la jetterai , demain.
Il paraît que le cerveau humain n’enregistre pas les « ne pas » ?
La belle affaire
Je suis dans la merde.
22 h 30
Je vais aller me coucher

4 h 32 du matin
Insomnie
En ouvrant les yeux
Je pense à toi
J’ouvre la porte du placard
Tu as toujours cet osti de sourire
« Tabarnak pu capabe ! »
J’arrache l’écriteaux
Je tire sur ta manche de chemise
« Sors de là ! »
« Allez va-t-en !»

Enfin mon imaginaire est capable de te faire partir
Je te vois de dos
Youppi !

« Aïe ! Attends »
Il se retourne et toujours ce maudit sourire.
Donnes-moi ta bière
« Come on » pas à 5 h 00 de matin
Tu es encore en état de choc
Tu as, à peine, pleuré ton drame.
Arrête
Là debout dans ton axe
Attends dans le silence des étoiles
Laisse les torrents de peines opérer ta libération
Tu es plein de vie et d'histoire à inventer
Tu as les reins solides
Mais pourquoi leurs faire encaisser ta fuite.

Tu es un scanner d’âme
Je le sais
Je connais le calvaire de cet insoutenable don
Une fois que ta tempête sera passé
Prends soin de la belle
C’est une elle précieuse

Pouf ! Disparu !
Merci la vie
J'ai perdu la clef
Je retourne me coucher



Innée

5 h 27
14 août au matin

jeudi, 12 juillet 2007

Mi-figue, mi-raisin vs Mi-fiction, mi-réel

Mon père délivrez-moi de ce sourire

La première fois
Sans aucune image
Une agglomération de mots
à mon insu a crée un passage

La deuxième fois
Une image floue
Mais suffisamment belle pour prendre tout un fond d'écran
Premier négatif du dit sourire

La troisième fois
Sans savoir se qu'il était
Le sourire de l'inconnu a interrompu la conversation en cours
Laissant derrière lui un sentiment de déjà vue.

La quatrième fois
Entre deux -cul sec-
Une reconnaissance éclaire
Coup de vent dégrisant

La cinquième fois
Sans crier garde il m'a salué
En prononçant mon prénom
Mon cœur a pris le large

Mon père protégez-moi des béguins
Je suis un vieux rafiot en berne de l'amour
Je ne suis pas prête pour la saison des - kik -
Je n'ai ni la force d'encaisser un non douloureux
Ni la témérité d'accueillir un oui épeurant.

Mon père protégez-moi de l'amour
Conservez-moi encore dans cette zone de confort
Où le travail et les joies amicales prennent le dessus
De grâce effacez de ma mémoire ce sourire qui me poursuit sans cesse
Tels les posters de star dans une chambre d'adolescente
Son sourire tapisse tout l'intérieur de ma boîte crânienne
Donnez-moi un chapelet de lucidité
Pour me libérer de ce sourire capable de faire fondre putes et pucelles

Amen

Innée en plein désert face au mirage

mercredi, 27 juin 2007

Séducteur sans image

Poète de la platitude
Maître en transparence
Septique heureux
Cartésien ludique
Porte le faux en aversion
Abdique devant les illusions d’optiques
Fantasme sur la simplicité

Désœuvrement sciemment calculé
Inconfort circonstancielle
S’esquive devant la peur du rejet
Sans le vouloir
Gagne du terrain
Sur le bord du vide
S’assoit et observe

Étonné d’être
Lu
Perçu
Attendu
Son blason est d’or
Sa vision est biaisée
Que par lui-même


Innée 06 décembre 2006

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samedi, 08 avril 2006

Chasseur


Chasseur dans l’âme
Il m’intrigue
Est-il
Braconnier ou trappeur ?
Préfère t-il
La battue ou la traque ?
Est-il un chasseur de têtes ?

Est-il las de ses tableaux de chasse ?
Hallucinations démentielles
Devenir une tête vide dans son salon
Vision intenable au mur

Poursuite infernale
Chasse fantastique
Féru de ce sport
Je fais le guet à l’orée des bois
Éveiller l’instinct du chasseur
J’attends en douce

Il possède le pouvoir
Je le crains
Je possède des pouvoirs
Je l'effraie


En plein jour
Au milieu de la clairière
Je n’ai qu’une envie
For huer du cor


Innée
Avril 2001/Avril 2006

mercredi, 05 avril 2006

Matin vague

À la levée du jour
une sensation de pieds nues
Sur la terre fraîche
tel un coussin
amortit la lourdeur de mes pas
Allège ma démarche

Inhabité
Je l’ai cherché
Ses traits se dissipent
Dans la lumière du jour
L'illusion cesse de me nourrir

Je respire à fond

Dans la totale absence
Je peux encore l'écrire
Même dans le vide absent
Il est présent

Innée
mai 2001/juin 2006

Le calme après la tempête

Le silence me dérange
Comme le mauvais temps
Je compose avec l’ imperméable indifférence
j’ anéantis l’irrévocable vérité
Je possède des nerfs d’acier
Avec ce don poétique
Je me suis mise dans un piège d’attente
Je demeure immuable
Calmement je déchiquette chaque image mentale de toi
Je te défais sans scrupule
Ma peau avant la tienne
Ma vie avant la tienne
Je réintègre mes appartements
Je déménage mes rêves éveillés

Juste avant la mort
Je vais garder mes épaules à la bonne place
Là où tu les préfères
À six pouces au dessus du sol
Tu n’es pas mon amour
Tu ne le seras jamais

J’enterre l’utopie que tu représentes

Innée
02 juin 2001
Extrait de : Dépassionner pour croître

mardi, 14 mars 2006

Revers

L’aimer dans le revers du masque
Là où il est égoïste, indomptable et prisonnier

Je désire
Défaire un couple avec lui
Tenter l’inconnu
Essayer l’inconcevable
Réinventer
Créer une union
Sur mesure démesurée
Dans la vision de l’autre
Découvrir une individualité collective

L’aimer dans le revers du masque
Là où il est silencieux dur et amer


Innée
19 avril 2001

lundi, 13 mars 2006

L’homme à l’extérieur de mon histoire

Incroyable
En cette journée du livre et de la rose

Un livre de Langevin
une rose
un café avec lui

Mes lendemains de grâce sont toujours
d’une intense simplicité

J’aime aller vers lui pour rien

J’ai vu
Son regard assombrit
Ses cernes en dessous de ses yeux
Sa mauvaise humeur confirmée
Se dissiper peu à peu.

En notre présence
Il a émergé
de cette noirceur matinale
et
de l’arrogance de ceux qui n’ont plus rien à perdre

Là en plein midi dans un lieu impersonnel
J’ai senti la grande intimité
C’est vraiment entre deux êtres
Que s’installe ce privilège
Les romantiques détestent ce goût nature
Pourtant je ne connais pas un contact aussi satisfaisant
Que celui qui fait oublier le décor

Ma certitude est profonde
Nous sommes de la même race.
Une espèce en éclosion
Tout deux avons terminé notre période de liberté conditionnelle

Innée
23 avril 2001

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