mercredi, 25 juin 2008
J'aime tout court et j'adhère
Le dernier texte sur Les Carolinades est comme un boost pour continuer à contre-courant et choisir sciemment, dès mon réveil, le bonheur simple des jours nouveaux.
Extrait :
C’est une job à temps plein de se choisir une vie en concordance avec l’écho de son cœur, mais c’est-là pour moi la seul job qui fasse vraiment sens !
Caroline Legault
Merci Caro ! Tu me fais du bien à l'âme !
Nancy :O)
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vendredi, 28 mars 2008
P.S. : Le fond de l'air est frais
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lundi, 18 février 2008
Dufour à rejouer dedans un petit brin
Madame Blues
Extrait du dernier album de Manon Brunet
Réalisation André Dufour et avec la participation spéciale de p'tit bras Hé Hé
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vendredi, 31 août 2007
Un joyau de Swan

Je tire sur les chants avant qu’ils s’écrient, qu’ils échouent sur les ailes du pigeon en plein vol, en plein élan vers l’endoit où se seraient trouvés les mots qui grattent à la porte d’une chambre condamnée à abriter les mélodies nées pour les accompagner. La dissonance dans la distance entre les deux saigne et coule et ma langue innondée flotte et cherche la surface à lécher qui n’absorbera pas qui laissera. Une mer lisse en lueurs et promesses rubis après la noyade des âges mal vécus.
Je n’ai plus que ce don qu’est d’aimer.
Miss Swan
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mercredi, 25 juillet 2007
Joyaux d'ailleurs
Le pourquoi du moment
Quand certains rêves se réalisent,
Ou, du moins, s’en donnent l’apparence,
Ils installent parfois un silence teinté d’absence…
Harry Steed
23/07/07
Extrait de “Carnets de torts et de raison
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samedi, 09 juin 2007
Joyaux d'ailleurs de Laurie
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vendredi, 01 juin 2007
Joyaux d'ailleurs
Ce texte avait besoin d'un fond estival.
dimanche, mai 27, 2007
Les réserves
D’après la tonalité du cillement des cigales, au son, on devine la profondeur du champ de trèfle où elles profitent du soleil de juillet. Je laisse tomber mon vélo sur le côté du chemin. L’odeur de la chlorophylle est apaisante. J’aime passer mes journées ici, seul. Étendu sur le dos, je regarde défiler les nuages. Leurs formes évoquent tantôt un train, tantôt un avion, une fusée à la fin. Les anges vivent au Ciel. C’est ce qu’on répète. Le temps file. Il est déjà temps de rentrer. Le nœud se durcit déjà. Une nouvelle bulle opaque se formera, en attendant de revenir au cœur des vagues, de traverser cette mer d’été. Le temps des moissons reviendra et il faudra entrer sous terre à nouveau. Ces instants gravés serviront de réserves pour l’hiver à venir.
Publié par Monsieur Le Fraternet à 21:33
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samedi, 17 mars 2007
Joyaux d'ailleurs
16 mars 2007
Carnage
Viens avec moi demain matin vers 5 h et tu verras un spectacle que tu n’es pas près d’oublier, me dit Léo. Quand Léo a le sourire aux lèvres, je suis rarement déçu. OK, donc, et c’est comme ça qu’on se retrouve tous les deux aux abords de la rivière. Il m’amène à l’une des nombreuses cabane abandonnées du coin. Surprise ! c’est presque tout confort à l’intérieur. Réchaud, frigo, lit, siège, table, jumelles. Sur la table un paquet de feuilles blanches et stylos à volonté. Eh ! Léo ! Tu fais atelier d’écriture nature, maintenant ? Tu vas voir. Je vais rien voir du tout. Je me tire. Non, reste, tu le regretteras pas. Bon. Je m’accapare la chaise pour la peine. Tu ferais bien de t’approcher de la fenêtre. Je prends position à ses côtés. Ce qui me rassure, c’est qu’il n’y a pas d’armes dans les parages. Juste les jumelles qu’il garde un peu trop à mon goût. Au bout de... j’ai pas de montre, on va dire 10 minutes, hein, là, ça commence, les voilà, regarde. Il pointe le doigt à travers l’ouverture. Oui, il a ouvert la fenêtre, mais ça tombe sous le sens non ? Je scrute, j’y vois rien. J’y vois rien, Léo. Prends les jumelles, amigo. Des points, des particules lumineuses en mouvement incessants. Ça se rapproche. Des grues cendrées, des palombes, des, Léo, quelle bonne surprise ! Fais pas le con ! Tais-toi. Sérieux, le Léo. Voila la première vague, dit-il. Je dis dit-il, mais il a juste fait 1 avec le pouce. On s’économise dans la cabane de survie. Des soucoupes volantes ? Là, il rit, tout de même. Ça se rapproche de plus en plus. Je glisse une main dans la poche pour y trouver le contact rassurant des clés de voiture. Tu l’as vu ? il murmure. Heu.. il est passé trop vite. Dommage, tiens voilà un groupe. Et alors, je suis soufflé. J’ai vu DES ROSEAUX DANS LE CIEL. Je sais que vous n’avez pas compris. Si j’avais pas été là, j’aurais fait la méprise. Et maintenant je voyais UN GROS GRIS-GRIS DANS LA NUIT, LA FEE CARA QUI COURT APRÈS SA BOSSE. Et plus rien pendant quelques secondes. Puis ça remet ça, plein gaz, mon dieu que c’était beau ces mots qui volaient en silence dans la lumière rose du petit matin. Adjectifs, verbes, noms, articles, adverbes, tous là, à franchir la rivière, venus remplacer les vieux mots usés, écornés, rabâchés, sans goût, perdus. On les retrouverait bientôt dans les livres de la rentrée, les dicos, les bouches, sur les ondes, il y avait des mots rarissimes, ordinaires, des phrases toutes faites, préentextées, d’autres compendieuses, BACCIFORMES, INDEHISCENTES, des CHRESTOMATHIES, certains jouaient les SIGISBEES auprès de noms féminins, MARITORNE venait juste de passer aussi, et des plus louches sortant de je ne sais quel ERGASTULE. Ah Léo quel cadeau, quel baume ! Lui était en train de prendre des notes d’ornithologue, il noircissait des feuilles entières à la va vite pour ne rien perdre. Je ne saurais dire combien de minutes la féérie a duré. Mais quand les premiers coups de feu ont éclaté, j’ai cru que ma tête était visée. J’ai vu un mot exploser en plein ciel. Merde, merde, merde, les enfoirés ! a hurlé Léo. Tout d’un coup le ciel s’est transformé en gigantesque ball-trap. Ça tirait de partout, je venais de comprendre le pourquoi des cabanes alentour. Les mots étaient déchiquetés, tombaient en lambeaux, et ceux qui arrivaient à passer, avaient perdu des l, des r, des t, étaient défigurés, émiettés, inutilisables. Le carnage a duré un siècle. Léo m’a empêché de sortir. C’était suicidaire. Je regardais impuissant CONCETTI perdre ses lettres, AMPHIGOURI se liquéfier, MIRLIFLORE se désagréger. Un mot tranchant, SILEX, complètement désorganisé, s’en est allé à tire d’L, vers des EXILS plus accueillants. Les autres ont suivi. Un vrai carnage. Après ça, on n’a plus osé prononcer un seul mot.
© 2006 théo savane
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dimanche, 04 mars 2007
Joyaux d'ailleurs
Blog illustré du côté de la poésie interdit aux adultes qui ne rêvent plus.Bobibook Là où les mots épousent les couleurs, les formes et la vision de l'auteur... Quand je vais sur ce blog le silence est plein et j'y retourne s'en faim.
Innée
19:00 Publié dans Joyaux d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 19 novembre 2006
La folie de Milique
Faute d'inspiration je me rabats sur les joyaux d'ailleurs que je vous partage.
Innée
La folie
La folie, c'est un renversement de tendance.
Une rupture. Ou un accomplissement. C'est selon.
Mais c'est à l'évidence inscrit dans le destin de chacun.
Nous avons tous,
Invisiblement tatouées au centre de nous-mêmes,
Des expériences impossibles à décrire,
Des déchirures personnelles qui précipitent notre naufrage
Et donnent naissance à la confusion générale,
A l'inextricable désordre.
Désormais, sous le vernis craquelé
Des signes les plus conventionnels,
Se précipite une pluie d'images mortes
Et de sanglots convulsifs.
Ce sont des larmes de l'esprit.
Je viens soudain de passer d'une logique à l'autre.
Il va me falloir faire face à certaines transformations irréfutables
Lorsque le langage se tarit
Et que la pensée s'atrophie,
Dans la crainte sans scrupules.
Par bonheur, cette nouvelle donne
Est également capable de m’ouvrir l’esprit
A de formidables démesures.
A une subite, appréciable et joyeuse anarchie.
Grâce à elle je peux sortir des chemins balisés pour oser, enfin,
Me perdre dans des ruelles obscures et encore inexplorées:
Celles de mon inconscient !
Cela me pousse à bousculer les conformismes
En faisant voler en éclat les carcans les plus codifiés.
Je peux maintenant, et c'est bien là l'essentiel,
Me réchauffer à la flamme prometteuse
De cette nouvelle présence.
C'est un endroit où il est agréable de m'épanouir.
Où la certitude disloque les futurs regrets.
Il faut vivre dans cette marge-là jusqu'à y disparaître.
Elle est ombre insaisissable.
Elle est nuit définitive et énigmatique.
Elle est la vie qui bégaye.
Elle est ma Folie. Stridente d'apaisement.
PATRICK MILIQUE
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