mercredi, 18 juin 2008

Depuis toujours je renie cette part en moi.

J’ai tout fait pour la modifier
J’ai parfois craché dessus en ouvrant mes jambes par un acte de la volonté.
J’ai tout fait pour l’enrayer.
J’ai parfois fait un homme de moi et y est prêté que mon corps
J’étouffais la romantique

Extrait d’un carnet honteux :

… il n’y a rien à dire

Quand tu es là

Juste là

Sans raison

Je suis profondément heureuse

Avec toi la lune peut bien demeurer là où elle est.


Nancy une romantique à ses heures.

dimanche, 30 mars 2008

Lumière

Un dimanche matin comme je les aime où rien n’est prévu à l’horaire. J’ai repris très maladroitement mon amour de la couleur avec mes crayons de cire, mes pinceaux et l’acrylique durant le long congé pascal. Je me doutais bien que mes gestes seraient gauches. J’ai réussis une genre de chiure de merde mais le premier geste a éveillé mon instinct d’artiste. La preuve, tout à l’heure à mon ordinateur pendant que je bizounnais mon retour sur Facebook (en français s.v.p), j’ai remarqué comment la lumière était belle dans mon studio. Quand je cesse de tout rationaliser et devient observatrice mon cerveau se transforme en capteur de matière et amasse toutes sortes d’informations. Je suis enfin dans la zone que je préfère dans ma cervelle : La création, celle qui te suit dans toutes les sphères de la vie.

tu pleures avec
tu manges avec
tu dors avec
tu te réveilles avec
tu gueules avec
tu aimes avec

C’est une job à temps plein
Le vent vient de tourner…

Nancy Bourdages

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P.S. : La lumière est belle mais la vitre est sale :O)

samedi, 22 mars 2008

Retranscription d'une tranche de vie.

17 mars 2008 , montréal

Il est 18 h 15 et je suis loin du phare

J’écris en urgence sur un bout de papier trouvé dans le fond de mon Cocotte. J’ai rendez-vous avec une psychologue à 19 h 00. Comme je n’avais pas le temps de me rendre au monastère pour manger avant de la rencontrer, j’ai arrêté ici dans ce café.

Derrière moi deux grandes photos, à ma droite Jutra et à ma gauche Nelligan. Belle projection moi assisse à cette table mangeant un hot dog européen et ces deux géants disparus à hauteur d’épaules…et je rêve de transparence.

Ironie du sort où j’accepte le sort avec ironie ?

Que vais-je lui dire à cette femme ?

Madame je me perds dans le film de ma vie. Dans les jours de chances j’obtiens un rôle secondaire sinon je n’y suis que figurante et j’ai un autre bogue, la poésie troue ma mémoire.

Les hommes et leurs milles personnalités

Les grands Charmants Loups troqueurs de cœurs et de corps.
Les Gabler sur la cruise spécialisés en nuit torride
Le Prince endormi rêvant à l’inaccessible belle au bois chauffant.
Et j’en passe


et le temps passe je dois y aller.

Je m’en vais casser la glace…
Comme au Saguenay durant le printemps la vie pourra reprendre son cour uniquement quand lac aura calé.



Nancy

vendredi, 14 mars 2008

Paroles de sorcière


Parfois en retombant sur de vieux textes, je réalise qu'un redressement intérieur n'est pas simple, aisé et immédiat. 7 ans déjà que j'ai écrit cela et il est encore actuel. Purée ! Suis-je là seule à vivre de cette lenteur ?

Nancy Bourdages


Paroles de sorcière

Je fais éruption
Tel un volcan

Je suis étonnée de posséder
Des blessures familiales aussi ardentes
Et qu’elles soient toujours en activités

Le chemin de la paix filial est un incontournable calvaire
J’accepte le combat
Le temps presse mon amour m’attend
Je ne suis pas prête comme d’habitude

Consciemment impératif d’indiquer à mon inconscient
Que l’époque où il demandait à mes amoureux
De panser mes blessures d’enfance est terminée

Dans un élan digne d’un chaman
Je coupe dans le vide
La tête du trop plein d’illusion

Avec la rage de la dépassion
J’entre dans un rite de passage
Je sens la bête en moi qui porte l’infantile douleur
Il y a longtemps que je la chasse
Je la traquais toujours au pif

Cette fois-ci
Je la vois.
Cette corps /rompu
Cette Insidieuse.


Infantile douleur !
Tu m’entends ?
Je vais te tuer de mon vivant
Tu n’auras pas le privilège
De partager ma tombe

Je suis fatiguée
Le combat est difficile
Je m’en vais me reposer
Je suis une guerrière au service de mon estime

Il est là
Il est mon égal

Innée
28 avril 2001

mercredi, 14 novembre 2007

Il est moins une !

Il reste que 24 heures avant que ma vie reprenne sa course folle
Pas question de rompre le silence et de prendre la parole
Juste savourer cette paix si volatile


Innée Stimable tranquillité

samedi, 03 novembre 2007

Regard d'horizon

Fermer portable et cellulaire
Plier bagage
Partir dans le silence du soleil couchant

Ne plus prendre la voie à problème
M'éloigner du trafic d'idées
Quitter les mirages qu'offrent les visages

Aller en ce lieu
Opérer une véritable ouverture
Revenir, mine de rien, transformer


Innée

Un moment donné, je reviendrais...

mardi, 09 octobre 2007

Extirper de ma psyché

L'homme image
Objet sans valeur
Paroles vides de sens
Fieffé séducteur

Décapante réalité
Couper dans cette Faust amitié
Sa tête vient de tomber du billot
Méphistophélès n'est rien sans sa proie.


Je désire l'homme à la beauté unique
Celle que le temps ne peut détériorer.
En attendant son arrivé dans mon existence
Je retourne en ville festoyer avec les poètes,
les écrivains et les bonnes âmes honnêtes
et également me reposer au Phare.


Innée


Mes assises ont tenues le coup 8 oct 2007

dimanche, 12 août 2007

Mes vers libres s'enfoncent

Quand je dépose ma carapace pour écrire
Au milieu de cette ville bruyante et grouillante de vie
Mon corps devient un monastère urbain
Je suis la plus fragilisée d’entres elles
Mettre au monde l’œuvre avenir
Illettrée des temps modernes
Je bûche à l’ombre de mon ignorance


Mes vers libres s'enfoncent

Je cris la bouche trop grande de silence
Je crache l’amour à plein poumons
Je vomis des torrents de tendresses
Pour faire diversion
Je me cache sous de faux papillons
Mes yeux ne voient que le beau
Je veux me les arracher
Le noir existe
Mais, je ne le vois pas
Au secours !
Je ne reconnais que la lumière des regards



Innée

Dimanche soir

mardi, 24 juillet 2007

Du spirituel dans l'art

Depuis des mois mon esprit revient sans cesse à un extrait que j’avais lu dans Du spirituel dans l’art de Kandinsky, où il parle de la responsabilité de l’artiste. Je fouille dans mes multiples boîtes puisse qu’une grande partie de mes biens est toujours et encore dans des boÎtes. Je fouille et ne trouve pas ce livre.
Hier en passant devant Archambault dans le coin Des ailes de la mode -où les rondes sont bannies- J’ai acheté à nouveau l’essai de Kandinsky. La dernière édition à un titre modifié Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier. Heureusement pour moi l’intérieur est intact. Je suis bénie car dans tous les Archambault il n'y a que trois exemplaires de disponibles, un ici et 2 autres sur Ste-Catherine. Une fois payé mes yeux cherchent rapidement et ma mémoire me suggère haut de page à gauche vers la fin. Exact page 202 en haut à gauche. Ouf! Trop intense, j’ai lu ce livre vers la fin de la vingtaine 28 /29 ans. Impressionnant la mémoire. 15 ans plus tard je relis ceci :

…L’artiste n’est pas un enfant du dimanche de la vie : il n’a pas le droit de vivre sans devoir, il a une lourde tâche à accomplir, et c’est souvent sa croix. Il doit savoir que chacun de ses actes, chacune de ses sensations, chacune de ses pensées est le matériau impalpable, mais solide, d’où naissent ses œuvres et que, pour cela, il n’est pas libre dans sa vie, mais seulement dans l’art.
Et il découle tout naturellement de tout cela que, comparé à celui qui est dépourvu de tout don artistique, l’artiste est triplement responsable : 1. il doit restituer le talent qui lui a été confié ; 2. ses actes, ses pensées, ses sensations, comme ceux de tout autre homme, contribuent à l’atmosphère spirituelle, de sorte qu’ils purifient ou empestent cette atmosphère, et 3. ces actes, pensées et sensations sont le matériau de ses œuvres qui agissent à leur tour sur l’atmosphère spirituelle…


Je suis sans voix depuis hier…
L’heure est venue pour moi de dire ce que j’ai à dire. Juste dire…

Innée Exprimable

Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier
De Wassily Kandinsky
Aux éditions Denoël dans Folio essais

1912 première édition

dimanche, 18 février 2007

Lente métamorphose

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Motivations

Intellectuelle
Spirituelle
Charnelle

Choisir
Renoncer
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Innée partie au phare pour la journée

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